| mercredi 29 juillet 2009, a 16:30 |
| Que lire cet été ? |
Des livres pour l'été
Cet été quelque soit le temps prenez celui de lire ; Par exemple :
L'Hirondelle avant l'orage. Robert Littell. Traduit de l'américain par Cécile Arnaud. Baker Street. 332 p. 22 €.
En 1934, un grand poète russe, Ossip Mandelstam, déçu du régime – c'est la dictature de la médiocrité, pas la dictature du prolétariat – publie un épigramme dans lequel Staline est peint comme le bourreau et l'assassin des moujiks.
Un superbe roman qui se lit comme un polar : le destin tragique d'un poète qui pense qu'un poème peut renverser un dictateur alors que celui-ci se désespère de voir qu'aucune force ne peut asservir le grand poète.
Le nez à la fenêtre. Jean-Noël Blanc. Joëlle Losfeld. 180 p. 19 €.
Mettre le nez à la fenêtre, c'est se porter en tête du peloton en vue de s'échapper. Momo est payé pour accompagner le meilleur de son équipe dans les étapes de montagne, assurer le train devant lui, prendre le vent à sa place, le protéger contre les attaques, faire le ménage autour de lui…On suit Momo pendant l'étape Draguignan- Briançon, grande étape des Alpes avec deux cols. On vit, on grimace, on peine, on souffre, on se réjouit avec Momo. Ces séquences de course alternent avec celles où resurgit le passé de Momo empli de doutes et de solitude.
Le grand roman attendu sur le Tour de France. Pour le vivre dans la peau d'un coureur.
La solitude des nombres premiers. Paolo Giordano. Traduit de l'italien par Nathalie bauer. Seuil. 330 p. 21 €.
Alice a une jambe raide et est anorexique. Mattia est retranché dans son monde depuis qu'à cause d'une imprudence de sa part sa jumelle a disparu.
On suit Alice et Mattia pendant 24 ans ; sept tranches de leurs vies nous sont relatées. Ces deux adolescents, au même passé douloureux, à la même solitude, à la fois voulue et subie, arriveront-ils à se découvrir l'un l'autre ?
Un roman à la fois brutal et délicat qu'une fois commencé on ne peut plus poser tant l'auteur est habile à faire monter la tension.
L'Amant pressé. Olivier Miquel. Le cherche midi. 492 p. 19,50 €.
Cet amant pressé c'est Napoléon, mais un Napoléon intime, raconté par un témoin qui nous révèle, au jour le jour, la vie privée follement romanesque de cet homme d'exception qui déploya la même énergie à séduire les femmes qu'à marquer l'Histoire.
La grande histoire est toujours présente en toile de fond, l'interaction entre la vie publique et la vie privée de Napoléon est tout à fait passionnante. La langue, fort belle, est celle de l'époque ; teintée d'ironie elle sonne fort juste.
Un défi, remporté haut la plume.
Sera savouré par les amateurs de romans – c'en est un – et par les amateurs d'histoire – c'est une biographie romancée dans laquelle tout est vrai.
Aventures en Loire. Bernard Ollivier. Phébus. 270 p. 17 €.
Une aventure hors du commun : 1000 km en six semaines du Mont Gerbier-de-jonc à Nantes. À pied tout d'abord puis en canoë. Un livre qui accumule les vertus : il donne la pêche – l'auteur ne s'est-il pas lancé dans cette aventure à 70 ans ? Pourquoi pas vous ? – il nous rappelle que la beauté est là, toute proche, et de plus il nous dit qu'il y a encore chez nos compatriotes un grand sens de l'hospitalité. De plus il est fort bien écrit.
Sera apprécié de toutes celles et ceux qui aiment les récits d'aventure au goût du bonheur.
Un polar pour finir :
Le verdict de plomb. Michael Connelly. Traduit de l'américain par Robert Pépin. Seuil. 460 p. 22,80 €.
Connelly est en super forme. L'avocat Mickey Haller se retrouve à la tête du cabinet de son ami Jerry Vincent, lui aussi avocat, qui vient d'être assassiné. Parmi les affaires dont il hérite la défense de walter Elliot, magnat d'Hollywood accusé du meurtre de sa femme et de son amant. Harry Bosch, le flic fétiche de Connelly, entre en scène, prêt à tout pour arrêter le meurtrier de Jerry Vincent.
Connelly, ex-chroniqueur judiciaire au Los Angeles Times, n'a aps son pareil pour démonter les arcanes du système judiciaire américain ; les scènes du procès de Walter Elliot sont captivantes.
Un des très bons Connelly.
Oui, on peut être et avoir l'été.
Cordialement,
Le Scribe
n.b. D'autres chroniques de livres sur www.lescribe.com
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| vendredi 12 décembre 2008, a 11:22 |
| Un cinq à sept de livres à savourer |
cinq romans :
- Syngué sabour d'Atiq Rahimi (P.O.L. 158 p. 15 €) Prix Goncourt 2008. Une femme, au chevet de son mari dans le coma, laisse exploser ses frustrations. La réalité oppressante d'une certaine réalité de l'Islam.
- Là où les tigres sont chez eux de Jean-Marie Blas de Roblès. (Zulma. 779 p. 24,50 €) Prix Médicis 2008. Une grande fresque romanesque où cinq histoires s'entremêlent dans un Brésil à la fois fascinant et inquiétant publié par une « petite » maison d'édition talentueuse et audacieuse.
- Le soldat et le gramophone (Wie des Soldat das Gramofon repariert) Saša Stanišić. (Traduit de l'allemand par Françoise Toraille. Stock (La Cosmopolite) 376 p. 21,50 €). Un roman à la Kusturica où l'humour, le burlesque abondent sur une toile de fond dramatique :
la destruction d'un pays par la guerre civile.
- Le tigre blanc (The White Tiger) Aravind Adiga. (Traduit de l'anglais (Inde) par Annick Le Goyat. Buchet-Chastel. 320 p. 22 €). Un roman décapant avec un portrait dévastateur des traditions culturelles d'une Inde où de nos jours il ne reste que deux castes : Les Gros Ventres et les Ventres Creux. Et deux destins : manger ou être mangé. Se lit d'un trait. A obtenu le Booker Price 2008.
- La Peur. Gabriel Chevalier. (Le dilettante. 350 p. 22 €). Un très grand livre sur la guerre de 14-18. Le narrateur nous fait part de ce qu'il voit, ressent, éprouve, pense. Nous sommes à ses cotés, corps et âme. Lui qui voit dans la guerre un spectacle le plus extraordinaire de l'époque, lui qui est déçu une fois au front de remplir le rôle d'un terrassier exposé et passif, connaîtra sous les obus la Peur. Un livre poignant d'une force peu commune formidablement écrit.
plus deux :
- Dans les veines ce fleuve d'argent (Nelle vene quell'acqua d'argento) Dario Franceschini. Traduit de l'italien par Chantal Moiroud. L'arpenteur (Gallimard). 152 p. 13 €. Une première phrase énigmatique - Il avait toujours confondu le silence avec le froid - capte immédiatement l'attention. Tout comme la démarche de Primo qui, quarante années après, va à la recherche de Massimo pour lui donner la réponse à la question que ce dernier lui avait posée. Ce roman au réalisme magique vibrera longtemps dans la mémoire de son lecteur. Une pépite !
- Le voyage dans le passé (Widerstand Der Wirklichtkeit). Stefan Zweig. Traduction de Baptiste Touverey suivie du texte original allemand. Grasset. 174 p. 11 €. Une nouvelle inédite de Zweig qui réjouira les amateurs de ce grand analyste des sentiments et donnera à ceux qui le découvriront l'envie de lire ses autres romans.
Et des polars ? me direz-vous.
- Les feuilles mortes (Red Leaves) Thomas H. Cook. Traduit de l'américain par L. Gallimard (Série noire). 276 p. 22,50 €. Un père se met à douter de l'innocence de son fils et plonge dans la spirale destructrice de la suspicion. Un excellent polar psychologique.
- Faux coupable (The Wrong man) John Katzenbach. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean-Charles Provost. Presses de la Cité. 474 p. 21 €. Elle passe une nuit, pour elle sans lendemain avec lui. Lui s'avère être un amoureux obsessionnel doublé d'un criminel fou et diabolique. Terrifiant !
- Le quatrième homme (Den Fjerde Raneren) Kjell Ola Dahl. Traduit du norvégien par Alain Gnaedig. Gallimard (série noire) 368 p. 22 €. Une femme manipulatrice entraîne la chute d'un flic dont nous suivons les errances, les beuveries, les insomnies et les efforts pour assembler les pièces d'un puzzle qui le dépasse, dans le froid et le noir de l'hiver norvégien.
Tous ces livres, et bien d'autres, chroniqués sur notre site www.lescribe.com
Belle faim d'année. |
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| jeudi 06 novembre 2008, a 09:21 |
| Rêve et réalité |
Et si le rêve et la réalité flirtaient aussi de ce côté-ci de l'Atlantique !
Dans la sélection finale du Goncourt à côté d'Une éducation libertine de Jean-Baptiste Del Amo (Gallimard) et de La beauté du monde de Michel le Bris (Grasset) on trouve deux livres, deux gros « coup de cœur » de la rentrée littéraire publiés par des maisons d'édition de qualité :
Syngué sabour de Atiq Rahimi, publié chez P.O.L., l'éditeur, entre autres, de Charles Juliet et des premiers livres de Richard Millet. Écrit directement en français, dans une très belle langue sèche, précise, poétique, qui par moment s'enflamme, Syngué sabour décrit la réalité oppressante du quotidien féminin d'une certaine réalité de l'Islam avec une remarquable maîtrise.
Là où les tigres sont chez eux de Jean-Marie Blas de Roblès, publié chez Zulma, une « petite » maison d'édition talentueuse et courageuse, créée en 1991 par deux passionnés de littérature. Un gros roman palpitant, multiforme, envoûtant qui nous entraîne dans un Brésil admirablement décrit, pays de la démesure tout à la fois enthousiasmant et effrayant. Cinq histoires qui s'entremêlent, avec des personnages inoubliables, et qui convergeront à la fin du roman de manière surprenante et subtile.
Ce dernier titre vient déjà d'obtenir le Prix Médicis 2008.
Alors, oui ils peuvent, eux aussi les jurés du Goncourt !
n.b; Ces deux titres sont chroniqués sur notre site :
www.lescribe.com (Bouquintessences / romans) |
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| samedi 04 octobre 2008, a 21:59 |
| Feuilles d'automne |
Quelques suggestions de lecture :
- Syngué sabour, pierre de patience d'Atiq Rahimi (P.O.L. 158 p. 15 €) : écrit dans une langue sèche, précise qui par moment s'enflamme, le cri d'une femme qui se révolte contre le quotidien féminin d'une certaine réalité de l'Islam. Superbe.
- Nous commençons notre descente. James Meek. Traduit de l'angalis (Ecosse) par David Fauquemberg. (Métailié. 336 p. 20 €). Une histoire d'amour intense entre un grand reporter écossais et une journaliste américaine. A Kaboul, à Londres, aux Etats-Unis.
- Le soldat et le gramophone. Sasa Stanisic. Traduit de l'allemand par françoise Toraille (Stock. 376 p. 21,50 €). Un roman ample, baroque, burlesque, à la fois garve et comique, traversé par des scènes époustouflantes et de spersonnages inoubliables. les amateurs ds films d'Emir Kusturica seront comblés.
- Là où les tigres sont chez eux. Jean-Marie Blas de Roblès. Cinq histoires qui s'entremêlent dans un Brésil, admirablement décrit : pays de la démesure , tout à la fois enthousiasmant et inquiétant. Un formidable roman.
et un polar, ou plutôt un roman noir psychologique puisque l'enquête de police n'est pas le centre du roman:
Les feuilles mortes. Thomas H. Cook. Traduit de l'américain par L. gallimard (série noire). 276 p. 22,50 €) Comment la suspicion peut détruire une famille apparemment unie qui menait une vie calme et tranquille. Dès les premières pages on ressent une sensation de malaise et on est aspiré par une histoire à la tension permanente.
Pour en savoir plus sur ces livres et en découvrir d'autres, rendez-vous sur notre site : www.lescribe.com
Belles lectures d'automne, bien cordialement,
le Scribe. |
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| jeudi 24 juillet 2008, a 16:08 |
| Suggestions de livres à lire cet été |
2 grandes sagas :
- Toute la famille sur la jetée du Paradis. Dermot Bolger. Traduit de l'irlandais. Joëlle Losfeld. 536 p. 26 €. Une famille d'aristocrates protestants irlandais de 1915 à 1946.
- Les Vivants et les Ombres. Diane Meur. Sabine Wespieser. 712 p. 29 €. Une famille polonaise de 1820 à 1914.
2 livres sur les U.S.A. :
- Redemption Falls. Joseph O'Connor. Traduit de l'anglais (Irlande) Phébus. 570 p. 23,50 €. Une fresque somptueuse sur l'Amérique à la fin de la guerre de sécession.
- Nous avions un rêve. Jake Lamar. Traduit de l'anglais (Etats-Unis). Rivages. 368 p. 21 €. Une plongée panoramique dans l'Amérique contemporaine.
4 romans français :
- Les déferlantes. Claudie Gallay. Le Rouergue. 528 p. 21,50€. Une femme, qui a peur de devenir une femme sans amour, enquête dans une terre hostile façonnée par les vents.
- Le canapé rouge. Michèle Lesbre. Sabine Wespieser 150 p. 17 €. Dans le Transsibérien, où le temps s'étire, une femme revisite sa propre vie.
- Le désert de la grâce. Claude Pujade-Renaud. Actes Sud.282 p. 19, 80 €. La résistance de Port Royal aux persécutions des autorités, toile de fond de ce superbe roman.
- Le Montespan. Jean Teulé. Julliard. 334 p. 20 €. Un gascon amoureux éperdu n'accepte pas que sa femme devienne la maîtresse du Roi Soleil. Couillu !
2 romans étrangers :
- Mister Pip. Lloyd Jones. Traduit de l'anglais (Nouvelle Zélande). Michel Lafon. 260 p. 18.80 €. Dans une île oubliée de tous, Bel Œil rouvre l'école avec Dickens sous le bras. Un palpitant, coloré, sensuel, poignant hommage à la littérature.
- Margherita Dolcevita Stefano Benni. Traduit de l'italien. Actes Sud. 250 p. 20,80 €. Une Zazie italienne raconte comment ses parents plutôt bobo écolos sont séduits par une modernité outrancière.
3 romans « noirs » :
- Tonton Clarinette. Nick Stone. Traduit de l'anglais (États-Unis). Gallimard. 610 p. 22,50 €. Un polar dans l'Haïti exsangue après le départ du père Aristide. Un tableau époustouflant de l'île.
- Faux coupable. John Katzenbach. Traduit de l'anglais (États-Unis). Presses de la Cité. 474 p. 21 €. Un thriller qui fait vraiment peur. Un beau gosse, amoureux obsessionnel doublé d'un criminel fou, harcèle la femme qu'il aime et sa famille.
- La princesse des glaces. Camilla Läckberg. Traduit du suédois. Actes Sud. 382 p. 21 €. Une enquête dans un petit port de pêche suédois. Dans la lignée de Millénium !
n.b. Tous ces livres sont chroniqués sur notre site www.lescribe.com
Le Scribe
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| vendredi 04 juillet 2008, a 22:11 |
| donnez du temps au livre ! |
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dans le cadre de
la LME (loi de modernisation de l'économie) la loi Lang – sur le prix unique du
livre – a été durement attaquée. En particulier un amendement proposait que le
prix d'un livre soit libre six mois après sa parution. Cela aurait entraîné la
disparition des véritables libraires qui, conscients que le livre a besoin de
temps pour s'installer, se faire connaître et apprécier, disposent d'un
« fonds » important constitué de livres qui vieillissent bien en
rayons et vraisemblablement aussi celle de nombreux éditeurs qui, pour les
mêmes raisons, entretiennent un « fonds » important.
Si cet amendement a été heureusement repoussé nous
devons rester vigilants.
Le Monde du 1er juillet a publié un appel Pour le livre, contre la dérégulation préparé par le Syndicat de la Librairie
Française, auquel nous adhérons. Il serait bon que cet appel – www.pourlelivre.net – soit signé à la pelle, non
seulement par les professionnels mais aussi par de nombreux lecteurs…
Et rappelez-vous que l'on peut être et avoir l'été...
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| dimanche 29 juin 2008, a 00:44 |
| Prix des Amis du Scribe 2008 |
Répondant à l'appel du Scribe, le 18 juin au soir les 7 membres du jury du Prix des Amis du Scribe se sont réunis pour délibérer. Après une intense discussion, au troisième tour de scrutin, le Prix des Amis du Scribe 2008 a été décerné à : Le canapé rouge de Michèle Lesbre (Sabine Wespieser) un livre publié en septembre dernier par la jeune et talentueuse maison d'édition Sabine Wespieser. Ce beau roman a été chroniqué sur le site du Scribe : http://www.lescribe.com/romans.php3?Id_livre=561
Un roman stimulant à lire durant vos vacances d'été. Cordialement, Le Scribe
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| vendredi 02 mai 2008, a 22:52 |
| Anna Gavalda |
Anna Gavalda a signé, trois heures durant - du jamais vu à Montauban - ses livres au Scribe, le mercredi 23 avril. Sans jamais perdre le sourire. Ensuite, à 21 h, elle a bien voulu répondre aux questions du public. Elle a précisé qu'au début de La Consolante, son style, qui a pu décontenancer certains lecteurs, était en adéquation avec le fait que Charles était en grande dépression. Elle a indiqué que très sensible à la belle sonorité des verbes au passé simple elle avait décidé de supprimer le pronom personnel "il" - pour Charles - qui aurait cassé la musique de la langue. Elle a aussi mentionné qu'elle avait dessiné, en fort peu de temps, la couverture de "La Consolante" : sur le carnet à spirales, qui joue un rôle important dans l'histoire, elle a fait des dessins d'architecte de refuges pour oiseaux, des nids... En la quittant, vers 22 h, les gens lui disaient : "Merci pour nous donner de tels plaisirs de lecture", "Vos livres rendent heureux et donnent la pêche", "Vous êtes la preuve que l'on peut faire de bons livres avec de bons sentiments",... Une belle soirée. Le Scribe. n.b. Bouquintessences printemps 2008 est paru. Vous pouvez télécharger ce bulletin de "coups de coeur " sur le site www.lescribe.com |
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| dimanche 30 mars 2008, a 19:46 |
| KIKILIQUOI |
Quelques chiffres-clé 2006-2007 à méditer, fournis par le Centre National des Lettres, concernant le secteur du livre :
- en 2007 sont parues 60.376 nouveautés et nouvelles éditions (+4,6%) ;
- le nombre de titres disponibles en 2007 : 565 000 références ;
- le chiffre d'affaires de l'édition en 2006 : 2 791 M €, ce qui classe l'édition – prise comme une entreprise – au 140e rang des entreprises françaises (classement Expansion 2006)… Cela représente une dépense annuelle de livres de 45 € par habitant… Peanuts !
- 79% des français de 15 ans et plus ont lu en 2005 au moins 1 livre au cours des 12 derniers mois ; 38% ont lu de 1 à 9 livres ; 25% ont lu de 10 à 24 livres, 15% ont lu 25 livres et plus.
- 19 % des livres ont été achetés en librairies. 22% dans les grandes surfaces spécialisées ; 21% dans les grandes surfaces non spécialisées (dont hyper) ; 16% par VPC (vente par correspondance) et club ; 7% par internet ; 7% dans les maisons de la presse ; 8% par d'autres canaux (Comité d'entreprise, salons, kiosques, soldeurs,…) ;
- le « roman » reste le secteur prédominant avec 18% du chiffre d'affaires, suivi par le secteur « dictionnaire et encyclopédie » 13%, « loisir, vie pratique » 11%, « livres scolaires » 9%, « sciences humaines et sociales » 9%, b.d. 6%, … en queue de peloton : « théâtre, poésie » 0,2% ;
- le livres de poches représentent 30% des exemplaires vendus ;
- la part des traductions est de 14% de la production.
Vous comprendrez pourquoi se développer - condition de la survie – dans ce contexte morose, constitue un défi permanent pour les libraires indépendants… |
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| dimanche 09 mars 2008, a 18:37 |
| As tu lu Attali ? |
300 décisions pour changer la France, autrement dit le rapport Attali, caracole en tête des meilleurs ventes de la catégorie « essais et documents » depuis six semaines.
- Fort bien, me direz-vous, les Français s'intéressent aux questions de société et aux propositions de changement. Et alors ?
- Eh bien savez-vous que ce même rapport vendu 18,90 € en librairie peut être téléchargé gratuitement sur le site de la Documentation française ?
Voilà de quoi alimenter la réflexion sur l'avenir du livre papier. Il semble que l'on télécharge des CD, des films, des jeux mais beaucoup moins les livres.
Ouf ! mais restons vigilants et attentifs aux évolutions des pratiques et habitudes de lecture.
Le Scribe. |
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| samedi 12 janvier 2008, a 17:30 |
| La re-traite des voeux |
Que cette année soit source de sensations épicées, de joies profondes, de rencontres excitantes, de découvertes exaltantes, de bonheurs de lecture multiples et stimulants.
Nous allons tenter d'aviver vos envies de lectures et de vous proposer des livres captivants qui vous feront passer des moments agréables et excitants.
Si vous n'avez pas encore d'agenda 2008 sachez que nous vous offrons le prestigieux agenda Pléiade pour tout achat de deux volumes de La Pléiade (vous trouverez la liste des ouvrages disponibles de cette collection sur : www.gallimard.fr/collections/fiche_pleiade.htm
Et puisque c'est l'heure des bilans, voici, non classés, nos dix « coups de cœur » de l'année : huit romans :
Les Arpenteurs du monde de Daniel Kehlman (Actes Sud. 300 p. 21 €), la rencontre de deux grands savants que tout, ou presque, oppose ; La belle vie de Jay McInerney (L'Olivier. 425 p. 22 €), la vie de bobos new-yorkais après le 11 septembre ; Redemption Falls de Joseph O'Connor (Phébus. 570 p. 23,50 €), une magnifique fresque de l'Amérique au lendemain de la guerre de Sécession ; Les Vivants et les Ombres de Diane Meur (Sabine Wespieser. 712 p. 29 €), une passionnante saga familiale ; Le Désert de la grâce de Claude Pujade-Renaud (Actes Sud. 282 p. 19,80 €), des femmes dans la tourmente de Port Royal des Champs ; Les Disparus de Daniel Mendelsohn (Flammarion. 650 p. 26 €), une bouleversante enquête sur une famille juive disparue en 1941 doublée d'un questionnement sur le sens de l'Histoire ; Tieta d'Agreste de Jorge Amado (Stock. 770 p. 23 €), une histoire truculente racontée par l'écrivain brésilien le plus lu au monde ; Trudi la naine de Ursula Hegi (Galaade. 670 p. 26 €), quarante ans de l'histoire tourmentée et tragique de l'Allemagne vue par une naine, mémoire vivante et vibrante de son village ;
deux polars :
Les hommes qui n'aimaient pas les femmes. Stieg Larsson (Actes Sud. 580 p. 22,80 €) Le premier tome de l'incontournable série Millenium. Les trois volumes peuvent se lire dans le désordre mais puisque vous lirez les trois autant commencer par le premier…
Le fleuve caché d'Adrian McKinty (Série noire. Gallimard. 412 p. 22 €). Une enquête doublée d'une quête de rédemption d'un ex-flic irlandais drogué.
Tous ces livres, et bien d'autres sont chroniqués sur www.lescribe.com
Et si on faisait de 2008 une année plus belle encore !
Beau début d'année,
Le Scribe |
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| jeudi 27 décembre 2007, a 10:57 |
| à la saint Sylvestre offrez un livre ! |
Pour vous éviter de vous mettre en huîtres voici quelques idées de cadeaux originaux classées par ordre de prix croissants :
- les éditions Bleu autour proposent cinq nouvelles signées par cinq grands nouvellistes français (Annie Saumont, Marie Hélène Lafon) et étrangers (Leïla Sebbar, Saadat Hasan Manto, Sait Faik Abasiyanik). Chaque nouvelle : 1 €. Le coffret réunissant les cinq nouvelles : 5 €.
- La collection Exquis d'écrivains (NiL), dirigée par Chantal Pelletier, invite des écrivains à dévoiler les secrets de leurs plaisirs gourmands : Voyages en gourmandise de Chantal Pelletier ; Sous les mets les mots de Claude Pujade-Renaud ; Mes péchés bretons de Hubert Michel, À ma bouche de Martin Winckler. Chaque titre : 12 €.
- Le chat dans la gorge. Colette Pellissier (Delphine Montalant). Un premier roman. 26 instants d'une chronique familiale. 26 petites nouvelles. 12 €.
- Paradis andalous. Chantal Pelletier (Joëlle Losfeld) Un accident bouleverse le bonheur tranquille d'une femme qui découvre que survivre c'est vivre plus. Un livre qui donne la pêche. 13,90 €.
- Nouvelles Mythologies sous la direction de Jérôme Garcin (Seuil) rassemble des textes de romanciers, essayistes, sociologues, philosophes,… cinquante ans après la publication des Mythologies de Roland Barthes. 14 €.
- Les éditions du Chemin de fer proposent des petits livres soignés où se rencontrent un auteur et un illustrateur : La rivière d'Annie Saumont Vu par Anne Laure Sacriste ; La vie en rose de Dominique Mainard Vu par Françoise Pétrovitch ; Comme si rien de Jean-Noël Blanc Vu par Ann Guillaume,… Chaque ouvrage : 15 €.
- Carnet du trimard, un inédit de Jack London (Tallandier). 15 €.
- Les miscellanées culinaires de Mr. Schott (Allia). Dans la veine des fameux Miscellanées de Mr. Schott (Allia) : quelque part entre un livre de recettes, une carte des vins, une histoire de l'alimentation, un guide des manières de table. 15 €.
- Palestine. Hubert Haddad (Zulma). Juliette et Roméo en Cisjordanie. Un beau roman écrit dans une langue magnifique. 16,50 €.
- Henri Salvador, le rire du destin (éditions du moment) par Olivier Miquel. La première biographie de ce crooner virtuose d'exception qui vient de faire ses adieux à la scène française.
- Jean-Louis Murat chante Charles Baudelaire sur des mélodies inédites de Léo Ferré. (Poésie/Gallimard). Le coffret réunit le CD de douze poèmes de Baudelaire chantés par Jean-Louis Murat et l'édition intégrale des Fleurs du Mal. 21 €.
- Trudi la Naine d'Ursula Hegi (Galaade). Un formidable roman. Une petite ville allemande racontée de 1915 à 1951 par Trudi, naine, témoin vivant et vibrant. 26 €.
- La Boîte à culture pour Les Nuls (First éditions). Six titres emblématiques de la célèbre collection, dont les meilleurs passages ont été choisis : L'Histoire de France ; La Littérature française ; La Mythologie ; La Philosophie ; L'Histoire de l'art ; La culture générale. Joliment présenté dans une boite noire avec ruban jaune. 29,90 €.
- Le nouveau nouveau magasin d'écriture d'Hubert Haddad (Zulma). Un livre très original qui s'ouvre comme une boite à secrets : pour rêver, inventer, écrire et…lire. Gravures, dessins, tableaux aux forces évocatrices, caricatures ou curiosités d'almanach, c'est tout un monde de textes et d'images proposé pour stimuler l'imaginaire. 30 €.
- sans oublier un très « beau livre » : Louis XIV de Joël Cornette (Chêne). À travers les tableaux, tapisseries, statues, estampes, gravures, ce livre superbement illustré invite à découvrir le plus long et imposant règne de l'histoire de France (1643 – 1715). 59,90 €. C'est ce livre que Claude Pujade-Renaud l'auteur du remarquable roman Le Désert de la grâce (Actes Sud. 19,80 €) a choisi comme le plus beau « beau livre » de cette saison.
D'autres idées de cadeaux pour entretenir l'amitié - de 1 € à 480 € - dans Bouquintessences disponible à la librairie ou téléchargeable sur notre site
www.lescribe.com
Belle faim d'année ; attention à la crise de froid…
Le Scribe
p.s. Vous pouvez retrouver le Scribe sur la chaîne L.C.I. (les coups de coeur des libraires) vendredi 28 décembre à 13 h 10 et samedi 29 et dimanche 30 décembre à 14 h 40. |
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| lundi 03 décembre 2007, a 23:54 |
| Toujours épris de prix ? |
Et les prix me direz-vous ?
Je me réjouis que Les disparus de Daniel Mendelsohn (Flammarion) ait obtenu le Prix Médicis étranger et que la magazine Lire l'ait classé « meilleur livre de l'année ». Si vous ne deviez lire qu'un seul livre en cette fin d'année, c'est bien celui-là.
Les lycéens ont encore fait preuve de discernement en attribuant leur Goncourt au Rapport de Brodeck de Philippe Claudel (Stock).
Que le Médicis ait été attribué à La stratégie des antilopes (Seuil) de Jean Hatzfeld me remplit d'aise.
Et à part ça ? Eh bien je trouve que Le désert de la grâce de Claude Pujade-Renaud (Actes Sud) aurait fait un beau Femina, que Trudi la naine de Ursula Hegi (Galaade) aurait été un choix parfait pour le Femina étranger.
Ap. J.-C. de Vassilis Alexakis mérite amplement son Grand Prix de l'Académie française.
Deux prix moins renommés mais qui m'ont fait plaisir : Le Prix du Premier Roman Policier du Festival de Cognac qui a été décerné à À la vue, à la mort (Masque) de Françoise Guérin jusque-là connue pour son excellent recueil de nouvelles Mot compte double (Quadrature) ; le Prix de la Fondation Laurence Trân a récompensé Cahin-caha (le dilettante) d'Anne Lenner, un livre qui traite avec une sensibilité et un humour remarquables du handicap.
Voilà quelques idées de livres à offrir, à s'offrir. Vous en trouverez d'autres sur mon site www.lescribe.com où vous pourrez aussi télécharger Bouquintessences d'hiver, bulletin de coups de cœur, qui propose une rubrique spéciale « des petits cadeaux pour entretenir l'amitié (de 1 à 12,50 euros ».
Belle faim d'année. |
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| samedi 20 octobre 2007, a 11:53 |
| brèves de libraire |
- vous n’avez pas encore craqué ? Bravo. Mais si vous voulez un conseil ne vous dîtes pas : « Tiens je vais juste y jeter un coup d’œil » car vous allez être embarqué, malgré vous, pour votre plus grand plaisir de lecteur.
Il s’agit, bien sûr, de la série Millénium, ces trois polars qui séduisent même les rétifs du genre : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes (576 p. 22,80 €) ; La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette (654 p. 23 €) ; La reine dans le palais des courants d’air (720 p. 23 €). Tous écrits par Stieg Larsson, journaliste suédois, décédé brutalement juste après avoir remis ses trois manuscrits à son éditeur, tous publié chez Actes Sud.
Allez, un effort : résistez ! Vous serez dans le livre des records !
- vous avez déjà lu les trois tomes de Millénium et voulez un autre polar ? Lisez donc Rendez-vous dans le 18e de Jake Lamar (Rivages. 322 p. 20 €.). L’histoire d’un américain pianiste de jazz qui mène une vie bien tranquille dans le 18ème arrondissement de Paris jusqu’au jour où… Excellent !
- J- 6 pour Harry Potter. Sous la pression de la jeunesse montalbanaise frustrée de ne pas tenir en main le tome 7 – et dernier ? – des aventures de leur héros favori, nous serons ouverts à minuit et une minute dans la nuit du jeudi au vendredi 26 octobre.
Il est encore temps de réserver ce tome 7 chez votre libraire.
- beau succès pour la promenade littéraire qui a entraîné le public montalbanais, d’une librairie à l’autre, le vendredi 19 octobre de 17h30 à 22h. Dans chaque librairie deux comédiens lisaient des textes d’écrivains connus ou à découvrir. Un contrebassiste assurait une respiration musicale entre ces lectures. Une soirée organisée par l’ALMA (Association des Libraires de Montauban et de leurs Amis). Visitez le site de l’ALMA : www.librairiesmontauban.fr, vous y trouverez les coups de cœur et les animations des libraires de Montauban, une première en France.
- Bouquintessences automne 2007, notre bulletin trimestriel de coups de cœur est paru : il est disponible à la librairie mais vous pouvez aussi le télécharger sur notre site : www.lescribe.com
à bientôt,
Le Scribe
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| mardi 21 août 2007, a 16:06 |
| Bonnes nouvelles |
Le dimanche 16 septembre à Lauzerte (Tarn-et-Garonne) nous organisons, en partenariat avec La Médiathèque Intercommunale Pierre, un festival littéraire consacré à la nouvelle.
Ce jour-là la superbe place des Cornières de Lauzerte fera Place aux nouvelles
Dix-huit auteurs de nouvelles s'entretiendront avec le public, dédicaceront leurs ouvrages, liront leurs nouvelles à la Médiathèque, participeront à des débats dans les deux cafés de la place.
Le soir, un buffet, ouvert à toutes et à tous, rassemblera auteur et public.
Le programme de cette journée et des notices de présentation des auteurs sont disponibles sur notre site :
www.lescribe.com
En plus de la rencotre avec les auteurs vous pourrez, en cette journée du patrimoine visiter à loisir Lauzerte, séduisante bastide fondée en 1241 par le comte de Toulouse.
Cette manifestation est sinon la seule, du moins une des rares en France consacrée à la nouvelle.
Si vous voulez nous aider à la faire connaître n'hésitez pas à nous demander (libscribe@aol.com) affiches et marque-pages
à bientôt donc,
Le Scribe. |
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| vendredi 10 août 2007, a 14:47 |
| KIKADI ? |
Un petit jeu pour jouer cet été avec des amis : Kikadi ?
De qui sont ces citations extraites du Dictionnaire du parfait cynique de Roland Jaccard (Zulma. 160 p. 9,50 euros) ?
1 - L’amour, c’est l’échange de deux fantaisies et le contact de deux épidermes.
2 – Le bon goût est le contraire de l’art.
3 – Ne faites pas aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fissent. Leurs goûts peuvent différer des vôtres.
4 – Je me cite souvent ; cela apporte du piment à ma conversation.
5 – Rares sont ceux qui méritent qu’on les contredise.
6 – La démocratie substitue l’élection du grand nombre des incompétents à la désignation par le petit nombre des corrompus.
7 – Quand on est aimé, on ne doute de rien, quand on aime, on doute de tout.
8 – Une mauvaise expérience vaut mieux qu’un bon conseil.
9 – Les femmes, il faut les aimer ou les comprendre, mais on ne peut faire les deux.
10 – Les jeunes gens voudraient être fidèles et ne le sont pas. Les vieux voudraient être infidèles et ne le peuvent plus.
11 – La gravité est le bouclier des sots.
12 – Si vous haïssez quelqu’un, laissez-le vivre
13 – Il faut être indulgent pour l’homme si l’on songe à l’époque à laquelle il a été créé.
14 – L’humour, c’est de savoir que tout, absolument tout, est drôle, dès l’instant que c’est aux autres que cela arrive.
15 – J’appelle « journalisme » tout ce qui intéressera demain moins qu’aujourd’hui.
16 – La chaîne du mariage est si lourde qu’il faut se mettre à deux pour la porter, et quelquefois à trois.
17 – Ce qui entend le plus de bêtises dans le monde est peut-être un tableau de musée.
18 – Qu’on parle de vous c’est affreux. Mais il y a une chose pire : c’est qu’on n’en parle pas.
19 – Je pleure mes péchés, mais je pleure encore plus ceux que j’eusse aimé commettre.
20 – Aujourd’hui les hommes savent le prix de tout et ne connaissent la valeur de rien.
21 – De temps en temps , il faut se reposer de ne rien faire.
22 – Dire le secret d’autrui est une trahison ; dire le sien est une sottise.
23 – Si le temps ne changeait jamais, la moitié des hommes n’aurait pas de sujet de conversation.
24 – Vitalité de l’amour : on ne saurait médire sans injustice d’un sentiment qui a survécu au romantisme et au bidet.
25 – Il faut rire avant d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri.
un bon polar pour l’été ? Le bibliothécaire de Larry Bernhart (Folio policier. 550 p. 8,20 euros. Un américain bien tranquille devient, en pleine campagne présidentielle, le bibliothécaire d’un vieillard multimillionnaire, gros bailleur de fonds du parti républicain. Bien vite notre bibliothécaire se retrouvera traqué. Une intrigue fort bien menée avec, en prime, une sévère critique de l’administration Bush…
d’autres suggestions de lecture sur notre site : www.lescribe.com
réponses :
1 : Chamfort ; 2 : Pablo Picasso ; 3 : George Bernard Shaw ; 4: George Bernard Shaw ; 5 : Ernst Jünger; 6: George Bernard Shaw; 7 : Colette; 8 : Paul Valéry; 9: Chamfort; 10 : Oscar Wilde; 11 – Montesquieu ; 12 – Proverbe chinois ; 13 – Alphonse Allais ; 14 – Marcel Achard ; 15 : André Gide ; 16 – Alfred Capus ; 17 – Michel Thévoz ; 18 – Oscar Wilde ; 19 – François Mauriac ; 20 : Oscar Wilde ; 21 : Jean Cocteau ; 22 : Voltaire ; 23 : Jules Renard ; 24 : Cioran ; 25 – La Bruyère.
Et n’oubliez pas qu’on peut être et avoir l’été.
Beau mois doux.
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| mercredi 25 juillet 2007, a 14:09 |
| quel que soit le temps, prenez celui de lire |
Quelques suggestions de livres pour les vacances qui vous procureront un vif plaisir de lecture, stimuleront vos neurones sans les épuiser.
J’en ai choisi cinq en grand format pour le hamac ou la chaise longue, et cinq en poche pour le sable ou l’herbe.
grand format :
- La vie aux aguets de William Boyd (Seuil. 334 p. 23 €). Une jeune femme découvre que sa mère, une vieille anglaise bien digne, a été espionne durant la Seconde guerre mondiale.
- La belle vie de Jay McInerney (L’Olivier. 425 p. 22 €). Les conséquences du 11 septembre sur des bobos new-yorkais. Une satire féroce et drôle teintée de gravité et d’une certaine mélancolie.
- Henri Salvador, le rire du destin. Olivier Miquel (éditions du moment. 276 p. 19,95 €). La première biographie de ce jeune homme en blanc qui vient de fêter ses 90 ans. C’est vif, rythmé, extrêmement documenté, avec en toile de fond 60 ans de chansons françaises.
- Intrigue à l’anglaise. Adrien Goetz (Grasset. 336 p. 18 €). Pénélope Breuil, jeune conservatrice s’ennuie au musée de Bayeux. Jusqu’au jour où il est découvert que trois mètres de toile manquent à la célèbre tapisserie. Une fantaisie historique et policière brodée tout en finesse.
- Le Fleuve caché. Adrian McKinty. (Gallimard. Série noire. 412 p. 22 €) Un jeune et brillant inspecteur démissionnaire de la police de Belfast, accro à la drogue, enquête sur la mort de son amie d’enfance assassinée au Colorado.
poche :
Inishowen. Joseph O’Connor (Phébus libretto. 520 p. 11,90 €). Elle vient d’apprendre qu’elle un cancer, elle quitte New York pour aller sur les lieux de sa naissance en Irlande. Elle rencontre un flic irlandais, abîmé par la vie. Ils feront un bout de chemin ensemble.
Loin de Chandigarh. Tarun J Tejpal (Livre de poche. 704 p. 8,50 €) Le narrateur se réveille un moment surpris de ne plus éprouver de désir pour Fizz, sa femme envoûtante, avec laquelle il vit une passion amoureuse intense depuis quinze ans.
Equador. Miguel Sousa Tavares (Points Seuil. 560 p. 8 €) Tout simplement un des plus beaux romans que j’ai lu depuis longtemps. Au début du XXème siècle un brillant mondain lisboète est envoyé dans les îles portugaises de Sao Tome et Principe pour mettre fin au travail forcé dans les plantations. Il y rencontrera un émissaire anglais et sa séduisante épouse. Passionnant.
Le cuisinier de Talleyrand. Jean-Christophe Duchon-Doris (10/18. 300 p. 7,30 €) . 1814. Congrès de Vienne. Les puissances qui ont vaincu Napoléon se partagent l’Empire. Talleyrand est là avec son génie diplomatique et deux atouts de choc : sa nièce éblouissante de beauté et son cuisinier sans rival Antonin Carême. Mais, catastrophe !, ce dernier est accusé d’un crime sordide
Légendes. Robert Littell (J’ai lu. 476 p. 7,60 €). Un très grand roman d’espionnage par un maître du genre. Martin Odum est-il une des « légendes » inventées par la CIA du temps où il était agent secret ?
Et en prime, pour une nuit d’insomnie :
Cul-de-sac. Douglas Kennedy (Folio policier. 292 p. 6 €). Quand un voyage au paradis des grands espaces australiens vire au cauchemar. Le premier roman, une grande réussite, de l’auteur des Charmes discrets de la vie conjugale et du récent La femme du Vème.
Retrouvez les chroniques de ces livres et bien d'autres sur notre site :
www.lescribe.com
Bel été.
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| samedi 30 juin 2007, a 09:56 |
| Le temps des livres, le temps de lire |
Le livre a besoin de temps pour se faire connaître, s’installer, trouver ses lecteurs. Or le livre est vite poussé hors des tables des libraires par les nouveaux venus toujours plus nombreux avides, eux aussi, d’être vus et donc d’être en vue. Deux faits méritent d’être signalés :
- L’élégance du hérisson de Muriel Barbery, tiré à 7 000 exemplaires par Gallimard en septembre dernier – tirage déjà important pour un second roman – a vite connu les faveurs du public. Le bouche-à-oreille a joué un grand rôle : un livre sympa, intelligent, drôle. Et voici plus de 200 000 exemplaires vendus.
Comme ce livre vient d’obtenir Le Prix des Amis du Scribe 2007, nul doute qu’il va continuer cet été son beau parcours.
Au fait avez-vous noté que l'on ne parle plus des Bienveillantes sorties des listes des meilleures ventes alors que ce hérisson lui semble s'y être encore durablement installé...
- L’été des libraires est né du regret de Laure Adler de constater que des livres parus lors des rentrées littéraires de septembre et de janvier avaient disparu dès l’été des tables des libraires. Plus de cent cinquante libraires indépendants ont été approchés pour faire part de leurs coups de cœur. Douze titres sont sortis des urnes : six romans français et six romans étrangers. Sur ces douze titres j’en en ai lus six que j’ai chroniqués sur mon site www.lescribe.com
Comme quoi on peut être et avoir l’été !
Voici ces douze romans. À dévorer cet été.
romans français : Ouest de François Vallejo (Viviane Hamy), Bonne nuit doux prince de Pierre Charras (Mercure de France) ; La véranda de Robert Alexis (José Corti) ; Puisque rien ne dure de Laurence Tardieu (Stock) ; Les adolescents troglodytes d’Emmanuelle Pagano (P.O.L.) ; Toutes ces vies qu’on abandonne de Virginie Ollagnier (Liana Lévi)
romans étrangers : Blessés de Percival Everett (Actes Sud) ; Train de nuit pour Lisbonne de Pascal Mercier (Maren Sell) ; À la vitesse de la lumière de Javier Cercas (Actes Sud) ; La vie rêvée des plantes de Lee Seung-U (Zulma) ; Pas facile de voler des chevaux de Per Petterson (Gallimard) ; Un goût de rouille et d’os de Craig Davidson ‘Albin Michel)
Si vous souhaitez d’autres suggestions de lecture rendez-vous sur mon site www.lescribe.com où d’ici une semaine vous trouverez une nouvelle mise en ligne de livres et le Bouquintessences d’été que vous pourrez télécharger.
Beau début d’été.
Quel que soit le temps prenez celui de lire.
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| jeudi 07 juin 2007, a 10:08 |
| Hardi Potter ! |
Eh oui c’est l’info du jour : Harry Potter et les Reliques de la mort, le septième et - en principe - dernier tome des aventures d’Harry Potter sortira le 26 octobre 2007 dans sa version française. Dès maintenant il est possible – et même recommandé – de le réserver dans votre librairie préférée.
Quant à la version anglaise elle sera disponible en France le samedi 21 juillet 2007 ; là encore il est prudent de la réserver.
Je vois chez certains d’entre vous une moue d’étonnement et même un mouvement de plissement du front : quoi, le Scribe, fait de la pub pour Harry Potter ?
Eh bien oui !
Tout d’abord je me réjouis de constater que de nombreux jeunes – et des moins jeunes - ont découvert, ou retrouvé, le goût et le plaisir de lire grâce à Harry Potter ; certains même, impatients, le lisent en anglais…
Ensuite nous avons besoin, nous les libraires indépendants, de vendre des piles d’Harry Potter afin de pouvoir présenter de face sur nos tables des livres plus difficiles à vendre et les garder en rayons le temps qu’ils trouvent leurs lecteurs.
Si vous voulez continuer à trouver dans le futur un réseau de librairies diverses où les choix proposé sont variés, où l’on peut découvrir des livres de « petits éditeurs », petits par la taille mais grands par le talent, le courage, et l’audace, où l'on peut avoir un conseil personnalisé, où l'on peut commander un livre à l'unité, achetez Harry Potter chez votre libraire de proximité.
n.b. Il ne vous en coûtera pas un sou de plus : depuis 1981 le prix du livre est le même partout...
Si vous souhaitez des suggestions de lecture – romans, polars,… - rendez-vous sur le site du Scribe : http://www.lescribe.com à la rubrique Bouquintessences.
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| samedi 26 mai 2007, a 10:46 |
| deux auteurs : deux premiers romans |
Parmi les 97 premiers romans parus lors de la « rentrée littéraire* » de septembre j’en avais repérés deux qui m’avaient séduits par leur sujet – original – et par leur écriture en parfaite harmonie avec le propos littéraire.
J’ai invité, ensemble, ces deux écrivains au Scribe mercredi dernier ; ce fut l’occasion d’une rencontre originale et stimulante.
Bruno Pachent, l’auteur de Exil, parole de carpe (Labor. 200 p. 15 €) un conte philosophique insolite, plein d’humour, qui raconte la frustration d’une carpe bavarde et son parcours pour devenir une carpe libre, a mis une bonne dizaine d’années pour écrire son livre, pur produit de son imagination.
Philippe Pollet-Villard, homme d’image, s’est lancé dans l’écriture lorsqu’il a rencontré celui dont il a fait le héros de L’homme qui marchait avec une balle dans la tête (Flammarion. 350 p. 19 €) un homme qui tout jeune a choisi de vivre libre comme un gangster plutôt que de mourir d’ennui dans une vie ordinaire.
Exil, parole de carpe a été finaliste du Prix Alain-Fournier qui récompense «un romancier méritant d’être encouragée dans le déroulement de sa carrière littéraire». C’est Laurence Tardieu pour Puisque rien ne dure (Stock) qui l’a remporté cette année.
Quant à L’homme qui marchait avec une balle dans la tête il a obtenu le prix ciné roman 2007 du meilleur roman adaptable au cinéma.
Cela fait toujours plaisir de voir que deux romans que l’on a mis en avant sont aussi repérés dans d’autres instances.
Les livres ont besoin de temps pour trouver leur public. Combien y a-t-il encore de romans sortis en septembre sur les tables des libraires ?
Ces deux-là, qui depuis août 2006 ont procuré à de nombreux lecteurs de vifs plaisirs de lecture, resteront tout l’été encore bien en vue sur les tables du Scribe.
Pour trouver notre chronique sur ces deux romans et d’autres suggestions de lecture, rendez-vous sur notre site :
http://www.lescribe.com
* il y aurait donc une sortie littéraire ?
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| vendredi 04 mai 2007, a 15:02 |
| When Littell is big ! |
Robert Littell est un des grands du roman d’espionnage. La guerre froide lui a inspiré de remarquables romans. On pouvait donc craindre qu’avec la chute du mur de Berlin sa source première d’inspiration se soit tarie. Il n’en est rien.
À preuve sa monumentale La Compagnie : le grand roman de la C.I.A. (disponible en format de poche Points/Seuil) et son dernier roman Légendes paru en 2005 chez Flammarion, le meilleur roman d’espionnage que j’avais lu depuis longtemps.
Les éditions J’ai lu nous proposent, en format de poche, du même Robert Littell La défection de A.J.Lewinter paru en 1973 alors que l’auteur avait juste vingt ans…
1963. L’ingénieur américain A.J.Lewinter, détenteur d’informations top secret, s’enfuit à Moscou. Pour les américains c’est un traître. Pour les russes c’est peut-être un agent infiltré. Lewinter, lui, essaie de persuader les russes qu’il ne cherche qu’à obtenir les moyens financiers nécessaires à la mise au point d’un procédé d’élimination dont il est l’inventeur.
Une formidable partie de poker menteur s’engage.
Avec ce roman remarquablement construit Robert Littell fait preuve d’une étonnante maîtrise du genre.
Si vous aimez les romans d’espionnage vous allez vous régaler.
Si vous n’en avez jamais lu, lisez celui-ci et vous serez convaincu que ce genre peut procurer de vifs plaisirs de lecture.
n.b. Robert Littell est le père de Jonathan, celui des Bienveillantes…
p.s. Retrouvez d'autres suggestions de lectures sur le site : http://www.lescribe.com
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| jeudi 26 avril 2007, a 18:37 |
| Faites la fête ! |
Samedi 28 avril ce sera la fête de la librairie indépendante. A cette occasion votre libraire favori vous remettra un petit livre : lettre ouverte aux lecteurs qui aspirent encore à la liberté.
Pourquoi acheter vos livres chez des libraires indépendants ?
Pour le conseil, la qualité de service – commande de livres à l’unité, recherche bibliographique,... – et aussi pour permettre la survie de moyens et petits éditeurs qui ne trouveraient pas à placer leurs livres chez les grandes surfaces.
Et comme le livre est au même prix partout depuis 26 ans… - loi Lang sur le prix unique de 1981 – ce n’est même pas un effort financier que nous vous demandons.
À l’heure où les ventes de livres restent faiblardes – alors que la Salon du Livre de Paris avait donné un signe encourageant - et que les libraires dans le même temps reçoivent de plus en plus de livres, ce qui a des effets négatifs sur leur trésorerie, votre soutien et votre fidélité sont plus importants que jamais.
Et ne croyez pas que les libraires indépendants ne sont pas intéressés à vendre des livres à gros tirage. Pour pouvoir donner à des livres que nous aimons le temps de s’installer, de se faire connaître et aimer, de bénéficier du bouche à oreille, bref de bénéficier de cet "autre temps" dont ils ont besoin, il faut aussi que nous vendions des livres qui « tournent » rapidement.
Au fait c’est quoi un libraire indépendant ? C’est un libraire dont le capital n’est pas détenu par un groupe, chaîne, etc… et qui peut donc exercer son activité et ses choix en toute indépendance. Et c'est aussi bien le cas de petites et moyennes librairies – comme la nôtre – que des grandes librairies comme Mollat à Bordeaux ou Sauramps à Montpellier.
Lecteurs : Samedi 28 avril rendez-vous chez votre libraire indépendant… Allez lisez !
n.b. Bouquintessences, notre bulletin de coups de coeur de printemps est paru. Vous pouvez le télécharger sur :
http://www.lescribe.com
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| mercredi 18 avril 2007, a 14:50 |
| Coup de Point sur le polar |
En janvier, sur ce blog – cf. noir c’est noir… - je vous ai recommandé De cendre et d’os de John Harvey (Rivages / Thriller). Je suis heureux de voir que cet auteur a obtenu le Prix du roman policier européen décerné par la magazine Le Point. Parmi les six finalistes je retrouve avec plaisir Le martyre des Magdalènes de Ken Bruen (Gallimard / Série noire) et Comment va la douleur de Pascal Garnier (Zulma), deux autres titres que j’ai savourés et que vous trouverez chroniqués sur mon site : http://www.lescribe.com le premier dans la section polars le troisième dans la section romans.
Trois polars très différents, efficaces, excitants, palpitants, attachants qui se descendent cul sec sans mode ni ration.
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| jeudi 29 mars 2007, a 21:09 |
| Ivre de livres |
Trois jours sur un stand (celui d’Actes Sud) au Salon du livre à faire partager ses coups de cœurs avec le public, voilà de quoi perdre sa voix mais aussi retrouver un moral d’acier bien détrempé.
Je craignais que ce salon soit celui de la morosité : deux années consécutives de baisse des ventes de livres en France, un début 2007 pas très folichon, l’appréhension que cette année, comme le sont traditionnellement les années électorales, soit une mauvaise année pour le livre.
Malgré une journée d’ouverture en moins, ce 27ème salon a enregistré une hausse de la fréquentation ainsi que des ventes. De plus, sur le plan qualitatif, le public a cassé sa tire-livre pour acquérir des ouvrages de littérature générale.
Voilà de quoi redresser le moral en berne des libraires qui, agréablement étonnés et requinqués, retrouvent le chemin de leur librairie.
Nous comptons sur vous pour que cette embellie se confirme sur tout l’hexagone et que ce printemps voit notre slogan de l’année – en 2007 allez lisez ! – faire de nouveaux adeptes.
Si vous cherchez des idées de livres rendez-vous sur notre site : http://www.lescribe.com ; d’ici quelques jours de nouveaux bouquins et b.d. y seront chroniqués.
Beau prin-temps qu’il y aura de bons livres !
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| jeudi 15 mars 2007, a 15:08 |
| Edite donc ! |
Au secours je me noie !
Sous l’avalanche de livres.
Toujours plus ! 58 000 livres ont été publiés en 2006 contre 35 000 en 97, soit une progression de 66% en dix ans.
Pour la seule rentrée littéraire d’hiver, après celle déjà importante de l’automne, ce sont 542 romans qui déferlent sur nos tables.
Cette surproduction littéraire est-ce un bien, un mal ? Vaste débat. Ce dont je suis sûr c’est qu’il y a trop de mauvais livres qui n’ont aucune raison d’être !
Donc les librairies reçoivent de plus en plus de livres alors même que depuis deux ans les ventes globales de livres sont en baisse. D’où des « retours » - renvois de livres non vendus à l’éditeur après les avoir gardés au moins trois mois en librairie - importants et des difficultés de trésorerie.
Pas très drôle de voir sa marge, déjà très affinée, maigrir encore plus au profit des transporteurs et des banques.
Mais ce cri : eh dites donc éditez moins ! a bien peu de chances d’être entendu.
Ceci étant il y a, heureusement, de très bons bouquins.
Retrouvez nos « coups de coeur » sur notre site :
http://www.lescribe.com
Et merci par avance de réserver vos achats de livres à votre libraire-conseil indépendant de proximité !
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| mardi 06 mars 2007, a 16:54 |
| J'ai de bonnes nouvelles pour vous ! |
Place aux Nouvelles est une manifestation que j’organise en étroite liaison avec la Médiathèque Pierre Sourbié à Lauzerte (Tarn-et-Garonne) afin de mettre en avant un genre littéraire, la nouvelle, qui, à mon avis, n’est pas assez apprécié en France alors qu’il peut procurer de vifs plaisirs de lecture.
Vous disposez d’un petit quart d’heure ; grâce à une nouvelle vous voilà embarqué dans un univers différent.
Dans le cadre de Place aux Nouvelles nous invitons cinq auteurs de nouvelles à venir présenter leur recueil à notre librairie, le Scribe (Montauban), et à Lauzerte. De plus le dimanche de septembre consacré à la journée du patrimoine, nous organisons à Lauzerte – un des plus beaux villages de France - une fête de la nouvelle : ce jour-là la superbe place des Cornières fait Place aux Nouvelles. Une quinzaine d’auteurs de nouvelles dédicacent leurs ouvrages, lisent leurs nouvelles, débattent dans les cafés de la place… Un jury ouvert à tous ceux qui ont lu les cinq recueils des auteurs invités durant l’année se réunit pour décerner le Prix de la nouvelle du Scribe.
L’année dernière c’est Court, noir, sans sucre d’Emmanuelle Urien qui l’a emporté. Ce recueil est publié chez L’être minuscule, un petit éditeur, vous vous en seriez douté, qui n’a que ce seul titre à son catalogue…
Emmanuelle Urien a envoyé par la poste son troisième recueil à plusieurs éditeurs. Il vient d’être publié par… Gallimard. Il s’agit de La collecte des monstres (18 nouvelles. 160 p. 13,50 €). arrivée aujourd'hui chez les libraires.
Voilà ! J’ai fait le compte des faits. C’est un conte de fées…
n.b. Lisez Emmanuelle Urien et rendez-vous à Lauzerte pour Place aux Nouvelles le dimanche 16 septembre 2007. Elle y sera en compagnie d'une quinzaine d'autres auteurs de nouvelles.
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| dimanche 25 février 2007, a 18:29 |
| mes dix "coups de coeur" 2006 |
Allez, je me jette à l’encre ! Voici, classés par ordre alphabétique d’auteurs, les dix romans qui m’ont fait le plus vibrer en 2006 :
L’immeuble Yacoubian. Alaa El Aswany. Actes Sud.
L’amour et l’oubli. André Brink. Actes Sud.
Dans la nuit de Bicêtre. Marie Didier. Gallimard.
Lignes de faille. Nancy Huston. Actes Sud.
Les sirènes de Bagdad. Yasmina Khadra. Julliard.
Train de nuit pour Lisbonne. Pascal Mercier. Marenn Sell éditeurs.
Les ronces. Antoine Piazza. Editions du Rouergue.
L’homme qui marchait avec une balle dans la tête. Philippe Pollet-Villard. Flammarion.
Le temps où nous chantions. Richard Powers. Le cherche midi.
Terre des oublis. Duong Thu Huong. Sabine Wespieser.
Vous trouverez huit de ces livres chroniqués sur mon site : http://www.lescribe.com
Le temps où nous chantions et Dans la nuit de Bicêtre y figurerons prochainement.
J’attends vos réactions : y a-t-il dans cette liste des livres qui vont ont laissé indifférents ? Y a-t-il des livres qui vous ont enthousiamé et que ne figurent pas dans cette liste ?
à bientôt, donc.
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| vendredi 16 février 2007, a 17:21 |
| Delaissés passés |
Parmi les livres sortis en 2006, que je n’ai pas chroniqués, il y en a deux que je viens de lire et qui m’ont fait une forte impression :
- Le Temps où nous chantions de Richard Powers (le cherche midi. Traduit de l’anglais – Etats-Unis – par Nicolas Richard. 764 p. 24 €) un formidable roman qui couvre cinquante années d’histoire d’une famille américaine passionnée de musique. David Strom, un physicien juif allemand émigré aux Etats-Unis se passionne pour le temps, sa femme, une noire américaine Delia est passionnée de chant. Ils ont trois enfants Jonah qui deviendra un ténor mondialement reconnu, Joseph, le narrateur, qui accompagne son frère au piano et tente de préserver l’unité de sa famille en dépit des aléas de l’Histoire, Ruth qui adhérera au mouvement des Black Panthers.
Eblouissant !
J’avais bien repéré que The New York Times et The Washington Post l’avaient élu meilleur livre de l’année de même que le magazine Lire en France en 2006. De nombreux confrères libraires m’avaient invité à le lire. Mais il était resté sur ma pile… Le nombre de pages, peut-être, m’avait retenu. Alors que ce pavé se dévore…
- Dans la nuit de Bicêtre de Marie Didier paru dans la collection L’un et l’autre (Gallimard) dirigée par J.-B. Pontalis (180 p. 15,50 €). Encore un libre que j’avais laissé passer… Bien à tort car il s’agit de l’histoire d’un garçon tanneur, sans culture, qui, atteint de tuberculose, échoue dans le pourrissoir de l’hôpital prison de Bicêtre au XVIIe siècle. Par la seule force de son humanité, de sa capacité à résister aux idées reçues Jean-Baptiste Pussin (1745- 1811) va amorcer un virage décisif dans l’histoire de la psychiatrie.
Cette description, à couper le souffle, d’un moment clé de la psychiatrie m'a enthousiasmé tout comme la critique et de nombreux libraires.
Du coup j’ai invité Marie Didier à venir présenter son livre au Scribe (Montauban) le 28 mars prochain.
Ces deux ouvrages figureront sur la liste des dix coups de cœur que je suis en train de vous concocter.
A bientôt, donc.
n.b. Vous trouverez mes chroniques et le programme de nos rencontres sur : http://www.lescribe.com
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| dimanche 04 février 2007, a 16:32 |
| 29 km de... livres |
De passage a Manhattan je vais voir une des plus grandes librairies du monde... Situee au croisement de Broadway et de la 12e rue, " Strand " presente " 18 miles of books " - soit 29 kilometres de rayonnage... Parutions nouvelles, livres anciens, sur tous les themes... et sur trois etages. Impressionnant ! Les gens, en grand nombre ce glacial samedi apres-midi, se promenent entre les rayonnages en poussant un petit caddie. Le 'panier moyen ' est certainement a faire palir d'envie les autres libraires.
Et ne croyez surtout pas que tout cela se fasse dans un lieu tres moderne de design et de concept. Pas du tout. Les rayonnages s'entassent, le mobilier et les bureaux des employes sont uses par le temps, les ecrans d'ordinateur, caches entre une pile de livres et des sacs en papier contenant des sandwiches et l'inevitable gobelet de cafe, paraissent bien anachroniques. A voir !
Je suis plonge dans "The Road " de Cormac McCarthy l'auteur de "De si jolis chevaux" et du recent " Non ce pays n'est pas pour le vieil homme".
"The Road" est un roman d'une extreme puissance : un pere et son fils marchent sur une terre ou tous les restes de la civilisation passee sont recouverts de cendres noires. Ils marchent dans le froid et la neige a la recherche de nourriture, evitant les bandes hagardes qui parfois croisent leur route. Voila un livre qui doit laisser une empreinte profonde. Je le lirai en francais des sa parution car j'ai souvent constate que l'impression laisse par le meme livre lu dans sa langue originale puis dans sa traduction en francais etait assez differente.
Des maintenant je vous invite a mettre "The Road" sur la liste des livres a lire... des sa parution (dans une annee sans doute).
n.b. Pardonnez le manque d'accents de cette petite chronique tapee sur un clavier... americain. |
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| lundi 29 janvier 2007, a 20:55 |
| Ventes et mes ventes |
Les meilleures ventes de livres en 2006 (source Livreshebdo 673) : n°1 : Titeuf : mes meilleurs copains, suivi de Da Vinci code (poche) ; puis la révélation de l’année Les Bienveillantes (400.000 exemplaires) de Jonathan Littell et ensuite Vous revoir de Marc Levy (poche), Deception point par Dan Brown, l’auteur du Da Vinci code ; Ensemble, c’est tout (poche) d’Anna Gavalda ; Sauve-moi de Guillaume Musso (poche) ; Mes amis, mes amours de Marc Levy ; Le diable s’habille en Prada de Lauren Weisberger (poche) et au dixième rang Et après de Guillaume Musso (poche).
Le classement des meilleures ventes de notre librairie – librairie indépendante de taille moyenne installée en province – est bien différent : Une histoire de la lecture (poche) d’Alberto Manguel vient en tête suivi de L’ombre du vent (poche) de Ruiz Zafon, ce superbe roman, Prix des Amis du Scribe 2005 qui continue donc sa belle carrière en format poche ; puis Court, noir, sans sucre d’Emmanuelle Urien, recueil de nouvelles qui a obtenu le Prix de la Nouvelle du Scribe 2006, ensuite Les inévitables Bienveillantes, puis Dans les bois éternels de Fred Vargas suivi du Vous plaisantez, Monsieur Tanner de Jean-Paul Dubois et de Lignes de faille de Nancy Huston. En huitième position voici L’attentat de Yasmina Khadra, Prix des Amis du Scribe 2006, qui précède Mangez-moi d’Agnès Desarthe et Les hirondelles de Kaboul (poche) de Yasmina Khadra.
Vous étonnerai-je en vous confiant que je suis assez heureux de cette liste qui reflète bien mieux mes propres goûts que la première ?
Dans une prochaine chronique je vous proposerai la liste de mes dix coups de cœur de 2006.
Dans l’immédiat, plus que jamais : en 2007 allez lisez !
n.b. Retrouvez mes coups de coeur sur mon site : http://www.lescribe.com |
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| mercredi 17 janvier 2007, a 16:21 |
| Noir c’est noir... mais il y a de l’espoir |
Voici deux romans noirs que j’ai tout spécialement appréciés dans ma cure de polars de début d’année. Parfait pour re-voir la vie en rose dans ce monde de rosses.
Le rêve des chevaux brisés (The Dream of the Broken Horses) William Bayer. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Gérard de Chergé. Rivages/noir. 492 p. 9 €.
Barbara Fulraine, une femme de la haute, et Tom Jessup, un modeste professeur, sont assassinés alors qu’ils faisaient l’amour dans un motel bas de gamme de Calista, ville du middle-west américain. Un double meurtre qui n’a jamais été élucidé.
Vingt-six ans plus tard, à l’occasion d’un procès spectaculaire, David Weiss, dessinateur judiciaire, revient à Calista, ville où il a grandi. Il va enquêter pour trouver des réponses aux questions qui le hantent : pourquoi ce double meurtre sordide ? Ce qui donne un piquant particulier à cette histoire c’est qu’il va découvrir le journal de l’analyse de Barbara par son psy…
Un roman noir extrêmement riche et fascinant.
De cendre et d’os (Ash and Bones) John Harvey. Traduit de l’anglais par Jean-Paul Gratias. Rivages. 370 p. 20 €.
Maddy Birch, inspectrice à la brigade de répression du crime organisé a participé à une arrestation violente au cours de laquelle l’un de ses jeunes collègues a été tué. Elle en est ressortit très perturbée d’autant que les conditions de cette intervention lui laissent un goût amer dans la bouche. Quelques jours après avoir été interrogée comme témoin par une brigade spéciale de la police elle est retrouvée morte près dans un quartier sombre de la ville.
Frank Elder, en semi-retraite, accepte de collaborer avec Linda Mills, inspectrice divisionnaire, à l’enquête sur la mort de Maddy Birch. En effet il avait vécu avec la victime, seize années auparavant, des moments inoubliables.
Un polar remarquablement bien structuré et rythmé par un grand du polar anglais, le créateur de l’inspecteur Charlie Resnick.
Avec La fille qui rêvait… (cf. chronique intitulée Cerné par un polar…) cela fait un trio noir qui vous fera passer d’excitantes soirées d’hiver.
n.b. Retrouvez d’autres chroniques de polars, romans, poches, … sur mon site : http://www.lescribe.com
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| vendredi 12 janvier 2007, a 16:57 |
| F’utiles ? |
Savez-vous quelles sont les pièces qui ont été affichées plus de 1 500
fois à la Comédie Française, quelle couleur porte malheur pour les gens de théâtre, quel roman a pour première phrase Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte, combien d’élèves furent reçus au baccalauréat lors de sa première session en 1809, quel chanteur avait pour vrai nom François Silly, combien il y a de lieux de culte bouddhistes en France, quelles sont les dimensions de la tapisserie (en réalité broderie) de Bayeux, quelles ont été les dernières paroles de Raoul Dufy (1877-1953), quels sont les bienfaits du savon de Marseille, qui sont les 73 panthéonisés, qui a reçu le prix de l’humour politique 2006 ? et tant d’autres choses totalement (in/f)utiles… Vous trouverez les réponses à ces questions essentielles dans Miscellanées* de France et de Navarre, un livre de Delphine et Claire Gaston (City Editions. 224 p. 15 €), publié dans la foulée des Miscellanées de Mr. Schott (Allia. 160 p. 15 €.), grand succès de librairie de la fin d’année 2005.
Allez, un bon geste en ce début d'année ! Voici la réponse à la dernière et à la première question :
C’est à Ségolène Royal que le Prix de l’humour politique 2006 a été décerné le 2/10/2006 pour cette déclaration assourdissante : Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit.
Elle était en compétition, entre autres, avec Patrick Devedjian : Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite et Philippe Douste-Blazy : Le Hamas a voulu faire une croix sur Israël.
Quant aux pièces jouées plus de 1 500 fois, il y en a 12 dont 9 de Molière (Tartuffe en première place devant l’Avare), une de Corneille (Le Cid en…8ème place), une de Marivaux (Les Jeux de l’amour et du hasard) en 10ème place et une de Racine (Andromaque) en 12ème place.
* Miscellanées : recueil d’écrits divers, historiques, littéraires ou scientifiques. Choses mêlées.
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| Présentation | Après avoir passé vingt-huit années - dont dix-huit à l'étranger - dans une banque, j'ai changé de vie fin 1995 : j'ai acheté la librairie Le Scribe à Montauban (Tarn-et-Garonne). Allez sur son site : http://www.lescribe.com vous y trouverez de nombreuses chroniques de bouquins : romans, polars, poches,...ainsi que des infos sur la vie du Scribe : rencontres, prix littéraires, jeux, ...
Ici je vous propose des "coups de coeur" et des "coups de gueule"...
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