| jeudi 16 novembre 2006, a 17:47 |
| Une réflexion d’Erri De Luca sur les livres |
En exergue de son livre On s’est rencontré simplement (Le reflet. 264 p. 17,80 €) qui reproduit ses rencontres avec des livres, des auteurs, Martine Laval, grand reporter à Télérama cite un extrait des Trois chevaux (Folio. 140 p. 3,90 €) d’Erri De Luca :
« Je lis des vieux livres parce que les pages tournées de nombreuses fois et marquées par les doigts ont plus de poids pour les yeux, parce que chaque exemplaire d’un livre peut appartenir à plusieurs vies. Les livres devraient rester sans surveillance dans les endroits publics pour se déplacer avec les passants qui les emporteraient un moment avec eux, puis ils devraient mourir comme eux, usés par les malheurs, contaminés, noyés en tombant d’un pont avec les suicidés, fourrés dans un poêle l’hiver, déchirés par les enfants pour en faire des petits bateaux, bref ils devraient mourir n’importe comment sauf d’ennui et de propriété privée, condamnés à vie à l’étagère. »
n.b. Je précise que nous ne sommes pas bouquinistes : nous ne vendons que des livres neufs appelés à viellir en rayon s'ils ne trouvent pas preneur...
Erri De Luca, né à Naples en 1950, est un auteur que nous aimons bien au Scribe. Je vous recommande Tu, moi (Rivages poche.132 p. 6,85 €) une histoire d’amour entre adolescents durant un été des années cinquante dans une île de la mer Tyrrhénienne (chroniqué sur notre site : http://www.lescribe.com dans la rubrique "10 ans de coups de cœur : romans" en page 10), ainsi que Montedidio (folio. 230 p. 4,90 €), histoire d’une enfance à Naples dans l’immédiat après-guerre.
|
|